C’est une ville avec une orientation bien définie, la vallée et El Prado. Vous êtes perdus, descendez, vous vous retrouverez sur El Prado. Les problèmes commencent lorsque vous voulez monter. Les rues n’ont souvent pas de noms sur ma carte et dans la ville aussi, surtout en haute-ville. Il faudrait aussi une carte avec des courbes de niveaux parce qu’on rencontre souvent des surprises.

Image01 Je me promène depuis deux jours dans La Paz et je dois demander mon chemin régulièrement carte en main. Les gens ne comprennent pas la carte et ils ne connaissent souvent pas les noms des rues puisqu’ils demeurent là, alors à quoi bon apprendre le nom de la rue où on demeure et de même pour les rues avoisinantes. D’ailleurs à beaucoup d’endroits les noms de rues ont été enlevés des édifices.

Toujours est-il que je suis allé vendredi en fin de journée au Mirador El Monticulo sans trop de peine puisqu’il est situé à quinze minutes de mon hôtel. J’ai pu y admirer l’Illimani avec les derniers rayons de soleil qui l’éclairaient. C’est vraiment un beau point de vue de La Paz.

Aujourd’hui ce fut plus compliqué, je suis allé dans le quartier Villa San Antonio – « Where the streets have no name… » – au Mirador Pampahasi. Ce fût une balade de 5 h 30. J’ai monté des rues où les côtes de Québec, pour ceux et celles qui les connaissent, feraient piètres figures et en redescendant certaines de ces rues, je me suis même réjouis qu’il ne pleuve pas.

Je pars lundi pour le Huayna Potosi. Je me suis entendu avec Hugo Barrio pour mon séjour au Refugio. Je vais faire l’ascension du Charquini (5390m) en compagnie d’un guide privé et je vais aller coucher au camp d’altitude du Huayna Potosi une nuit (5100m). Je serai de retour jeudi. J’ai aussi rencontré quelques personnes de Bolivian Mountains – Miriam Centellas et Jonathan Cassidy – concernant l’ascension du Sajama. Nous devons finaliser le tout vendredi prochain.